Chapitre 1

C'est sur la route en direction d'un petit village que des hommes conversent. Ils tentaient chacun de se distraire à l'aide de musique ou simplement en laissant leur esprit s'évader, jusqu'à ce que l'un brise cet instant de sérénité. Aucun d'entre eux ne sait à quoi s'attendre, et même s'ils le savaient ils se tromperaient. Bientôt une nouvelle ère commencera pour eux mais ils ne s'en doute pas le moins du monde. L'homme le plus âgé est l'instigateur de cette interruption. En effet, son esprit est tourmenté et il se doit d'exprimer ses craintes à ses labadens.

David, l'air angoissé : les gars?

Les quatre garçons l'entourant lèvent la tête et meuglent pour montrer qu'ils sont attentifs, puis l'observent, attendant qu'il donne des explications de cet appel.


David : vous allez devoir rencontrer des fans.
Gustav : c'est pour ça qu'on est là?
David, gêné : oui.
Bill : comment ça se fait? pourquoi on ne nous prévient que maintenant?
Tom : et la rencontre dure combien de temps?
David : eh bien... en fait il y a eu un concours et les gagnantes avaient l'honneur de vous rencontrer et de rester avec vous une semaine. Entière. ^^'

Les jeunes hommes le regardent bouche bée, ahuris par cette nouvelle pour le moins surprenante.

Les 4 : OoO
David : é_è mais elles seront sûrement très mignonnes =D
Les 4 : ^_-
David : ^^'
Chauffeur : on vient de passer l'entrée du parking, apprêtez vous à sortir.

Bill : mais.. mais.. ça va pouvoir être possible è_é je me suis pas préparé psychologiquement et encore moins physiquement à l'arrivée de fans.
David : désolé bill, mais parfois il y a des imprévus et il faut faire avec. Aller zou tout le monde dehors.

Le groupe et leur manageur sortent et se dirigent vers le studio d'un pas anxieux, ne sachant pas comment se déroulera cet évènement novateur. Georg reste stoïque , prêt comme à son habitude à affronter toutes les situations tandis que Bill demeure paniqué à l'idée de se retrouver face à des hystériques, mais est tout de même heureux de faire la connaissance de celles qui les ont menés si haut. Tom et Gustav luttent contre l'envie de s'énerver et tentent de se raisonner mutuellement.

A peine ont-ils foulé la moquette du studio de leurs honorables pieds qu'ont modifie leur itinéraire pour les mener à une salle de conférence où se produira l'inévitable.
Tom s'apprête à rendre justice au manque de ponctualité de son manageur en l'engueulant lorsque l'image de la porte disparut pour laisser place à celle d'une jeune fille. Il subsiste dans la même position, c'est à dire la bouche ouverte --' .


Nelly, choquée :o : [cri strident] Mon dieu, tokio hotel en face de moi, en chaire et en os [cri strident] j'aurais jamais cru que ça pourrait arriver à.. [pleure presque] moi =')
Le groupe : o.O' -_-
<<Tom : euh.. l'enveloppe corporelle ça va mais si elle se calme pas je sens que ça va être chaud --' espérons que les autres soient moins tarées>>
<<Bill : Béh Béh Béh >< je sais pas pourquoi mais elle je la sens pas elle est trop.. yeurk >< jme comprends>>
<<Georg : elle a l'air con comme un balai, mais ne jugeons pas sans connaître>>
<<Gustav : me dites pas que.. o.o>>

Tom : euh.. bonjour ^_-
Nelly : kikooo :D comment ça va?
Bill : bah bien et toi? <<ouais parce que là jpense qu'on peut s'inquiéter pour ta santé mentale >< >>
Nelly : ah bah c'est jamais aller aussi bien :D je m'appelle Nelly :D chui trop contente de faire votre connaissance si vous saviez :D chui fan de vous depuis super super longtemps :D
Georg : ah bon? depuis quand?
Nelly : depuis 6 mois :D
Gustav : wahou t'es sûrement notre fan la plus ancienne -_-'
Georg lui donne un coup de coude et lui fait les gros yeux car il se moque d'une innocente fan.
Nelly : ah bah oui ça c'est clair :D j'ai toujours rêver de faire votre rencontre, de pouvoir vous voir en vrai, vous toucher [petit sourire pervers]
Le groupe la regarde d'un air effrayé oO .
Tom : ah mais ça ça peut s'arranger [sourire pervers]
<<Bill, Gustav, Georg : beurk >< >>
Georg : au fait, il ne devait pas y avoir d'autres fans?
Nelly : d'autres fans? ah oui c'est vrai, elles sont rester dans notre chambre d'hôtel.
Bill : votre chambre d'hotel?
David : oui, elles partagent toutes les trois une chambre dans l'hôtel où vous résidez.
Tom : et pourquoi elles ne sont pas venues si elles sont fans?
Nelly : elles se sont pas levées. Et puis de toute façon il n'y en a qu'une qui est fan de vous, l'autre c'est juste sa meilleure amie elle n'a rien à faire avec vous.
Georg : on peut toujours faire sa connaissance =)
Gustav : et tu ne les as pas réveillées?
Nelly : bah non, c'est leur problème et puis je vous voulais pour moi toute seule ;D
Gustav, Georg, Bill : -.-' charmant
Nelly : merci ;)
Gustav, Georg, Bill : _____'
Tom : elles n'avaient pas mis de réveil ou quoi ><
Nelly : bah si mais je l'ai éteint.
Le groupe : oO ah ouais ok.
David : dans ce cas pourquoi vous n'iriez pas les chercher dans leur chambre?
Le groupe : bon ok c'est parti.
Nelly : =(

Pendant tout le voyage du studio à l'hôtel, elle leur raconta à quel point les "deux autres" étaient nulles et elle leur était supérieure. Lorsqu'ils arrivèrent devant la porte de la chambre, on pouvait sentir le soulagement qu'ils éprouvaient de ne plus être seuls avec Nelly.
Ils avancent lentement dans la pièce mais ne voient personne. Ils commencent à se regarder les uns les autres, se demandant s'il y avait quelqu'un ou si la chambre était déserte.

Tom : on devrait aller voir dans les chambres peut être?
Georg : ok, moi je vais dans celle-ci.
Il part en direction d'une chambre.
Tom : et moi dans celle-là.
Bill et Gus : et nous?
Georg : restez avec Nelly [sourire moqueur]
Bill et Gus : ok =(
Nelly : ouais :D
Bill et Gus : ><

Du côté de Tom:
POV TOM


Je rentre dans la pièce qui est plongée dans le noir. J'ai l'impression qu'il y a quelqu'un dans le lit donc j'ouvre les volets et découvre qu'il y a bien une personne dedans, une jeune fille. Au départ je ne vois que sa peau et une touffe de cheveux. Elle est sur le ventre et semble dormir profondément. Sa peau est très pâle et ses cheveux sont blancs comme de la neige. Mon coeur accélère. Apparemment le soleil l'a sortie de son sommeil puisqu'elle bouge. Elle sort son visage de l'oreiller qu'elle tient collé contre elle, comme si elle lui faisait un câlin. Son visage est éblouissant, tout simplement magnifique. Ses paupières closes mettent en évidence de très longs cils bruns, ses sourcils sont de la même couleur ce qui tranche avec la blancheur de sa peau et ses cheveux. Elle a un petit nez fin adorable et une bouche sensuelle légèrement pulpeuse et dans les tons rose pâle. Là j'avoue que je suis impressionné, je n'ai jamais vu une femme si belle. Je l'ai réveillée pour de bon je crois, elle commence à cligner des yeux et à se relever légèrement. Lorsqu'elle ouvre les yeux franchement, je tombe carrément des nues. Ils ne sont pas marrons ou bleus ou verts ou noirs comme tout le monde, non, ils sont violets. Un violet/mauve absolument splendide. Elle tourne la tête vers le soleil et ses iris grandissent, comme si c'étaient les yeux d'un chat. Elle me voit et se relève entièrement, surprise et effrayée, elle ne devait pas s'attendre à trouver un mec dans sa chambre le matin ^^' . Une sorte de tâche apparaît dans ses yeux et ils deviennent bleus, un bleu électrique surprenant et elle devient encore plus belle. Seulement, je ne voulais pas lui faire peur et j'aimerais réparer l'erreur que j'ai commise.
Soudain, son regard croise le mien et mon coeur rate un battement. Ils y a une sorte de courant qui passe entre nous, quelque chose qui fait que tout de suite je me sens heureux et en même temps je suis à la limite de l'évanouissement. On ne se lâche pas des yeux, on ne veut pas briser le lien. Je crois que c'est le coup de foudre, même si j'avoue que ça ne fait pas tellement parti de mes croyances, jusqu'à aujourd'hui du moins.
Ses yeux deviennent roses et elle semble rassurée, elle a dû comprendre que je ne lui voulais aucun mal. Elle me fait un petit sourire en coin et me salut d'une voix douce et mélodieuse.

Ange : Bonjour =)

Et là, pour la première fois de ma vie je rougis à la remarque d'une fille. Faut vraiment que je me reprenne ><

Tom : Ah euh oui euh bon-bonjour [sourire gêné]

En réponse elle me fait un sourire tendre mais je n'ai pas le temps de re-rougir que les garçons débarquent accompagnés de Nelly -___-
J'allais dire quelque chose quand je suis encore une fois coupé dans mon élan par Gustav qui se met à crier comme je sais pas quoi ><


Gus : O.O ANNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNGE :D
Ange : Gus ? Oo

J'ai raté un épisode ou quoi? D'où est ce que Gus connaît des beautés pareilles? Il aurait pu me la présenter ='( Gus saute sur le lit et s'écrase sur la jolie jeune fille pour la serrer dans ses bras et lui faire pleins de câlins et de bisous .O. faut qu'il arrête sinon il va la casser =(
Pendant leurs retrouvailles pleines d'émotion, Bill me chuchote un truc à l'oreille.


Bill : Fait gaffe tu risque de l'abîmer si tu continues à la regarder comme ça ;D
Tom : pardon?
Bill : tu crois que je t'ai pas vu la mater et rougir comme une fraise quand elle t'a sourit?
Tom : euh.. bah.. ^_^'

# Posté le mercredi 15 avril 2009 13:46

Modifié le dimanche 17 mai 2009 11:36

Suite du chapitre 1

POV Tom


"Tom réveilles toi, allez."
Je sent que l'on me tape doucement l'épaule et j'entends la voix de Gustav. Je ne comprend pas, il n'est pas à côté de moi pourtant, il est avec la fille dans le lit. J'ai dû louper un épisode là oO Soudain je réalise que ce n'était qu'un rêve et que j'étais toujours dans la voiture avec le groupe mais plongé dans un sommeil profond. J'ai du mal à m'en remettre, c'était si réel. Le retour à la réalité n'est pas facile et je reste déstabilisé un certain temps.

Georg : Bah didons, on a galéré pour te réveiller, tu faisais un rêve porno ou quoi? xD
Gustav : ouais, on était à la limite de dégainer l'eau froide.
Tom : Je faisais pas un rêve porno >< toutes mes nuits sont déjà des films érotiques c'est suffisant ;D
Georg / Gustav : -_-'
Georg : on te croit __'
Gustav : le pire c'est qu'il bande pas , donc il dit vrai --' enfin , sauf pour les nuits ><
Tom : si si j't'assure =D au fait pourquoi vous m'avez réveillé si je dormais si bien ?
Georg : Parce qu'on arrive à la salle de concert.

Ellipse temporelle


C'est la dernière demi-heure avant le concert, la demi-heure sacrée de détente, mais je suis tout sauf détendu: j'ai trop les boules =/ J'arrête pas de penser au rêve de ce matin, c'est vraiment bizarre, comme si ce n'était pas moi qui jouait mon personnage. Je ne suis pas aussi émotif >< ok elle était jolie et si elle existait vraiment je me la ferait à coup sûr mais c'est tout, c'était pas une sorte de coup de foudre non plus. Si ça avait été la réalité, je n'aurait pas agit comme ça, jamais je n'aurais rougit à un simple "bonjour" d'une fille --' d'un mec non plus d'ailleurs ><
Bref, mieux vaut que je me concentre sur le concert.

Ellipse temporelle

POV Bill


Les fans sont déchaînées et excitées comme jamais auparavant. Dans la fosse, j'observe les filles qui crient ou chantent ou font les deux en même temps x) , les parents et rares garçons, tous écrasés par ceux qui les entourent. Cela me réchauffe le coeur de savoir qu'ils sont tous venus rien que pour nous. Ils ont payé, ils ont attendu, et maintenant qu'ils sont là, ils subissent des conditions de vie pour le moins désagréables mais ils ne disent rien et sont heureux, grâce à nous.
Je scrute les visages des premiers rangs et m'aperçois que parmi eux, un seul reste stoïque. Une fille qui ne chante pas, ne crie pas mais qui sourit quand même. Je lui lance de petits regards curieux mais discrets pour éviter que le public voit que je la regarde. l Un sourire léger sur une petite bouille d'ange avec des traits fins et des lunettes de soleil. Des lunettes de soleil à un concert? ^_- Elle les enlève, elle a compris que je la regardais. Ses yeux brillent de mille feux, je suis tellement surpris que je m'arrête de chanter. Ils sont violets. Là, je suis scotché. Je la fixe, étonné. La foule se tourne vers elle tandis que les gars du groupe me regardent interloqués. Je me dois d'improviser pour faire le spectacle et soudain une idée lumineuse me vient à l'esprit. Je vais la faire venir et tester ses capacités de chant sur Durch Den Monsun.

Bill : Je vais faire venir quelqu'un sur scène. Mmh.. la fille au T-shirt bleu (dis-je en la montrant du doigt).
<< Ange : fait chier -_-" >>
Elle me regarde d'un air effaré muhahaha x) ça se trouve elle accompagnait juste quelqu'un et elle est pas fan de nous, donc peut être qu'elle connait même pas la chanson xD Le vigil s'approche d'elle pour la tirer de la fosse mais elle saute par dessus les gens et s'agrippe à la grille pour y grimper et arriver sur scène. Là je crois que je suis pas le seul épaté et ahuri. Je m'approche d'elle d'un pas avenant et elle me regarde d'un air naturel x'D Je la serre dans mes bras pour la saluer et elle répond répond à mon grand sourire en en faisait aussi un. Elle a des dents super blanches et un sourire renversant.

Ange : crevard >< (me murmure t'elle à l'oreille)
Bill : O.o
Ange : :D
Bill : Tu t'appelles ?
Ange : Ange.
Bill : ça te va bien ;D tu connais le refrain?
Ange (fière) : oui :D
Bill : Alors on y va. Gustav?

La musique redémarre et nous continuons la chanson ensemble. Elle a une voix superbe O.O dans le publique tout le monde se tait et nous observe comme si on était des crazy forg strip teaser --' Nos voix s'accordent très bien et j'avoue que c'est beau =') Je m'approche de Tom comme d'habitude et je m'aperçois qu'il a beau continuer de jouer, toute son attention reste portée sur Ange plutôt que sur sa guitare. Je sais bien qu'elle est très jolie et que c'est rare les filles comme ça mais bon tout de même un peu de tenue -_-' Elle a vu qu'il la fixait avec de grands yeux et lui lance un regard ainsi qu'un sourire. Euh moi aussi j'existe >< Tom baisse la tête, gêné. Je pense qu'il vient de comprendre qu'il s'est fait grillé à mort xD Bon puisque je n'attire l'attention de personne je me barre, voilà :@ on va bien voir ce qu'elle va faire toute seule >D
Donc, dans l'ordre:
- elle s'arrête de chanter (encore heureux d'ailleurs parce que si elle avait continuer toute seule comme une conne elle se serait taper l'affiche devant.. 15 000 personne x) )
- Tom s'arrête aussi de jouer (là encore, ça valait mieux pour lui)
- ils se font un câlin d'au revoir
- elle se r.. ILS E FONT UN CÂLIN? depuis quand Tom se donne la peine de faire ses adieux aux fans sur scène? Crevard c'est moi qui l'ait vu en premier :@ // c'est pas pour autant que c'est ta propriété >< // eh la conscience c'est pas un peu tard pour te réveiller x) // un peu mais de toute façon t'a toujours été un crétin =) // -_- Je disais donc : Elle revient vers moi et je la sers dans mes bras en tirant un peu la gueule parce que je suis vexé. Elle a vu que quelque chose n'allait pas et elle me fait un petit bisou sur la joue et me.. fou la main au cul je crois qu'on peu le dire >< // quoi ça aussi c'est ta propriété? // remgkgjrej >< profiteuse, on me l'avait encore jamais fait ce coup là. On se sépare mais je suis un peu triste, faudrait que je me la joue à la Tom et que j'envoie un des gardes du corps la chercher à la fin du concert si je veux pouvoir la revoir. Je suis tout émoustillé et pas totalement désintéressé, ça fait longtemps que je n'ai pas eu de copine et j'aimerai bien retomber amoureux. Mais je ne pense pas qu'elle puisse m'aimer un jour, entre le groupe et tout ce qui tourne autour, concerts, interview, fans, tournée.. plus mon caractère :s Bref, faut que j'arrête de réfléchir et que je me concentre sur le concert sinon je vais me gourer dans les paroles. Je continue de l'observer discrètement et j'attends ses réactions par rapport aux chansons.

<< Tom : Je ne peux pas détacher mon regard d'elle. Je croyais ne jamais la revoir en dehors de mes rêves mais elle est là, à côté de moi. Dès qu'elle a grimpé sur scène j'ai senti mon coeur s'arrêter. Je n'étais pas sûr que ça serait vraiment elle, mais sa voix pendant la chanson était si claire et si pure que je n'avais plus aucun doute sur celle qui se tenait à côté de ma moitié. Je ne sais pas comment je dois réagir, jamais je n'avais imaginer devoir affronter cette situation un jour, jamais je n'aurais cru que cela soit possible. Et pourtant, elle est bien là. Dans mon rêve j'étais dans tout mes états, je me disais que c'était dû à l'univers imaginaire où je me trouvais alors, mais non, là je suis dans la réalité et pourtant je suis sous le choc de ses retrouvailles fortuites. J'ai l'impression que mon coeur va lâcher, mais j'essaye de me dominer, je ne veux pas rater ne serais-ce qu'une occasion de pouvoir la regarder, la toucher, la sentir. La musique reprend mais c'est à peine si je me rend compte que je joue. Je rate une note quand elle me regarde dans les yeux. Ses yeux... inoubliables. Elle me sourit, mais je dois baisser la tête si je ne veux pas m'évanouir. Bill repart, mais je ne veux pas qu'elle aille avec lui, je veux qu'elle reste avec moi, près de moi. Je relève ma tête et m'approche d'elle pour la serrer dans mes bras. Mon coeur bat dans ma poitrine comme s'il voulait en sortir. Sa peau est douce et parfumée, elle sent si bon. Ce n'est pas l'odeur d'un parfum artificiel, c'est son odeur corporelle naturelle. Je la respire à fond, pour pouvoir me souvenir de son parfum. Jamais je ne pourrais le confondre avec celui de quelqu'un d'autre, celui ci agit sur moi comme un aphrodisiaque. Elle repart vers Bill, mais la force et le courage me manque pour l'en empêcher. Je me place sur la bord de la scène pour continuer de lui lancer des regards discrets. Quand on commence à jouer Vergessene Kinder elle se rembrunit. Elle a une tête toute triste et je commence à discerner des larmes dans ses yeux. Ses larmes continuent de leur descente et dégoulinent le long de son visage pour finir par inonder son cou. Le débit de l'eau qui s'écoule sur ses joues semble en constante augmentation. Ses yeux brillent encore plus, comme si des étoiles s'étaient infiltrées à l'intérieur, des étoiles à la lumière bleutée plongées dans un océan d'un bleu parfait. C'est vraiment une torture pour moi, l'envie d'aller la réconforter me prend, mais si je fait cela elle mourra écrabouillée par la foule. Je ne sais pas quoi faire. >>

Durant Vergessene Kinder, je m'aperçois avec stupéfaction qu'elle chante avec nous tous et qu'elle pleure. Je suis profondément touché par l'effet procuré par cette chanson écrite de ma propre main sur cette jeune fille, j'en suis même tellement attendri que des larmes me montent aussi aux yeux comme si c'était contagieux. Plus que jamais je ressent la musique et les textes que je tentent d'embellir avec ma voix. Je partage sa tristesse angélique, compatissant comme un ami, puis je persiste dans ce rôle en lui expliquant que je serais toujours là avec Ich Bin Da. Elle a compris le message que je voulais transmettre à tout nos fans quelqu'ils soient. Pour la première fois de toute ma vie me semble t'il, j'ai l'impression d'avoir vraiment aider quelqu'un, et je sais pertinemment que cette personne m'est reconnaissante.

# Posté le dimanche 26 avril 2009 12:11

Modifié le dimanche 17 mai 2009 11:42

Chapitre 2

POV Bill


Voilà, le concert est terminé. J'ai demandé comme prévu au garde du corps de porter la commission à Ange, mais elle n'est pas venue. Je me sens vidé je dois dire. Peut être est ce à cause de toute l'énergie que j'ai dû déployé ou peut être suis trop emplie de désespoir résultant de ce vent. Ou peut être les deux. Je commence à étudier les raisons probables qui font qu'elle n'est pas venue. Etait-elle avec des amis dont elle ne pouvait se séparer? Le temps lui était-il compté à cause d'un couvre feu trop strict ou d'horaires de transports immuables? Avait-elle un petit ami qu'elle aime plus que tout et qu'elle refusait de trahir avec moi? N'était-elle pas tout simplement pas intéressée par moi? Je me torture ainsi 'esprit pendant tout le trajet de la voiture et voit Tom qui est lui aussi dans un état second. Lorsque nous arrivons enfin à l'hôtel, je monte immédiatement dans ma chambre, déjà démaquillé, me fait un brin de toilette et sort de la salle de bain en boxer, paré pour aller dormir. Mais il fait froid, je sens un courant d'air gelé dans mon dos. Ils ont dû oublier de fermer la fenêtre quand ils sont aller dans la chambre pour faire le ménage. Je dois donc modifier mes plans et me diriger vers elle pour la cloitre. A peine me suis-je retourné que j'aperçois une ombre sur le rebord de la fenêtre. Je manque de crier, effrayé, mais l'ombre bouge et devient humaine. Ange se tient devant moi, accroupie. Elle descend et s'approche de moi, cependant que je ne fait aucun mouvement. Mon effroi laisse place à la surprise, puis à l'incompréhension.

Ange : je n'ai pas pu venir tout de suite désolé. J'espère que ça ne te dérange pas que je sois venue dans ta chambre? (elle me fait une petite moue contre laquelle on ne peut pas riposter "si, ça me gêne")
Bill : euh non non pas du tout... mais.. pourquoi tu étais sur ma fenêtre? comment tu es rentrée?
Ange: j'ai escalader l'immeuble, sinon je n'aurais jamais pu rentrer (sourire) Ils n'avaient pas fermer la fenêtre en plus =)
Bill : tu quoi? Oo
Ange : mais ça en valait la peine, j'aurais regretter d'avoir rater ça sinon (dit-elle en me regardant de haut en bas en se mordant la lèvre inférieure)
Je me rend alors compte que je ne suis qu'en calçon et que je me tape la honte. Aussitôt je rougis et vais chercher un pantalon mais elle m'en empêche en retenant ma main lorsque j'allais agripper mon jean. Je ne l'avais pas entendu arriver.
Ange : Moi jte trouve très bien dans cette tenue.
Elle dit ça en me lançant un regard charmeur et en s'approchant de moi d'une manière sensuelle.
Bill : mais.. mais..

J'ai pas le courage de formuler une phrase complète. Elle est juste devant moi et me regarde avec des yeux verts comme si elle allait me bouffer. J'ai envie de me laisser faire, je pense que j'ai perdu le contrôle de moi même. Sa main se pose sur mon torse tandis que son visage se rapproche dangereusement du mien. Je sens son souffle sur mes lèvres et dans un état de faiblesse totale je ferme les yeux. J'en meurs d'envie et j'attends qu'elle continue. Sa main me caresse doucement puis je sens une légère pression sur mes lèvres. Ma lèvre supérieure est entre les siennes et je demeure interdit. Elle s'éloigne u peu puis recommence. Je tend les lèvres et exerce une pression pour lui répondre? Je suis entièrement à elle. Elle recule pour mettre sa tête de côté et recommencer encore plus fort. Elle me roule un vrai patin. Je la prends par la taille et la rapproche de moi. Au fur et à mesure que le baiser devient plus passionné, on se colle le plus possible à l'autre en se touchant. Je gémis, saisis son visage pour aller plus loin et tripote ses fesses alors qu'elle passe ses mains partout sur mon torse. Je sens qu'elle me pousse sur le lit, et pendant que je m'assois dessus elle s'installe sur moi tout en continuant de m'embrasser. Elle est totalement accrochée à mon visage et ne s'éloigne que pour enlever son T-shirt. Je profite de ses baisers pour lui retirer son soutien gorge et l'allonger sur le lit. je me détache de ses lèvres pour embrasser son cou, puis ses seins en lui mordant les tétons, et je descend ensuite sur son ventre et lui retire son pantalon. A peine suis-je retourné à ses lèvres qu'elle inverse la situation et rapproche son visage de mon boxer. Elle fait des bisous près de l'élastique, le tire un peu, me léchouille mon tatouage et devant mes gémissements et mes plaintes, elle le retire enfin. Le reste, je pense que vous le devinez ;P

Epuisés, nous allons dans la douche nous rincer puis nous coucher dans le lit.

Ellipse temporelle


Lorsque je me réveille le lendemain, le lit est vide. Elle est partie sans rien me dire, comme une voleuse. Je ne m'attendais pas à ça, j'aurais penser.. Je ne sais pas, qu'elle aurait eu le courage de rester ne serait-ce que pour me dire qu'entre nous c'est impossible ou qu'elle n'a fait ça que pour s'amuser. Peut être ai-je seulement rêver et qu'il ne s'est rien passer hier soir. Quoiqu'il en soit, je suis déçu. Après m'être apitoyer sur mon sort un long moment, je commence à songer au fait que la vie doit continuer.



Et elle continuera.












merci beaucoup à I love Rock =) tu m'a beaucoup aidé, je te promet d'écrire la suite le plus vite possible x)

merci aussi à elle http://fic--annuaire--th.skyrock.com/ et à elle http://fuuckiingxstorys.skyrock.com/

# Posté le mercredi 29 avril 2009 11:22

Modifié le mercredi 06 mai 2009 07:22

Chapitre 3

Un immeuble, simple et moderne. C'est le lieu de l'action, là où le futur guette le passé pour être ce qu'il est. Cinq homme sortent d'une voiture et se dirigent vers celui-ci. Ils rentrent, prennent l'ascenseur et arrivent à leur destination. Ils y rencontrent le photographe avec qui ils vont passer les deux prochaines heures. C'est un homme jeune, assez séduisant. On sent qu'il a une personnalité d'artiste, notamment à cause de son physique. Ses cheveux sont teints en noir avec des mèches bleues et son visage est fin. Il leur fait un petit topo et les fait traverser le salon pour arriver dans la pièce où on va les photographier.
Sur les conseils du photographe, Tristan, ils se placent face à la baie vitrée de l'appartement et commencent à poser tous ensemble. A peine ont-ils commencer qu'ils sont interrompus par l'arrivée étrange de quelqu'un dans la pièce. On ne distingue pas son visage car elle est couverte de boue. Ses cheveux forment une masse brune sur le dessus de son crâne et quelques mèches se collent sur son corps et sa figure. Elle est entrée par la fenêtre, en sautant de son rebord pourtant élevé pour atterrir sur le sol doucement. Elle ne porte aucune attention aux inconnus et marche à quatre pattes d'un air craintif en fixant celui qui les prenait en photo. On reconnaît au niveau de son buste les courbes délicates d'une poitrine féminine, ce qui permet au garçons de déduire le sexe du nouvel arrivant. Elle marche lentement, semblant prête à s'enfuir à tout moment si on la brusque. Toute son attention est portée sur Tristan, et elle n'évite par conséquent aucun des obstacles qui s'offrent à elle, les escaladant seulement. Mais elle s'arrête. Elle a compris qu'il l'avait vu. Il est debout devant son appareil, et semble attendre qu'elle parte. Alors elle pars en courant, pour qu'il puisse reprendre son travail. Ce qu'elle voulait éviter c'est produit, malgré ses préventions. Elle a dérangé Tristan.

Une fois sous la douche, elle rince les conséquences de ses dernières folies. Ces folies auxquelles elle tient tant. Beaucoup de personnes trouvent ça étrange, et seules celles qui ont encore de l'importance pour elle s'y sont habituées. Elle est comme ça, et rien ne pourra le changer. Fuir, partir loin au milieu de la nuit, pour revenir épuisée, sale, mais tellement heureuse. Dans cette société elle étouffe, elle ne se sent pas libre. Une fois dans la forêt, le monde s'offre à elle, et tout ce qu'elle veut faire elle le peut. Courir partout, se déchaîner, sauter d'arbres en arbres comme un singe, c'est comme si elle volait. L'adrénaline monte et son coeur accélère, tandis que son cerveau est totalement au repos. Plus besoin de réfléchir, de calculer ses actes et leurs conséquences, juste trouver la prochaine branche à laquelle sa main pourra se retenir une fraction de seconde. Suspendue dans le vide, parmi les animaux de la forêt, elle aime ça. C'est sa nature qui le veut, c'est un animal sauvage que la société n'a pas réussit à apprivoiser.

Ses longs cheveux dégoulinent de boue, il va falloir qu'elle fasse plusieurs shampoings pour qu'ils retrouvent leur couleur originelle. Elle est obligée de se frotter partout, la terre est rentrée dans sa peau, comme si la forêt s'était incrustée en elle. Elle regrette de devoir l'en retirer, mais on lui a expliqué que ça ne se faisait pas d'être pleine de boue devant les gens. Une fois propre, elle sort et s'enveloppe dans une serviette, puis se regarde dans le miroir. Depuis toute ses années qu'elle vit, sa morphologie ne cesse de changer. Son visage lui même s'est retrouvé modifié par le temps, il s'est allongé et est vite passer de la petite bouille d'enfant à la figure d'une femme. Tout est alors devenu si compliqué... L'amour est apparu, on lui dit qu'elle est belle, mais elle déteste ça. Elle s'en veut d'être belle alors que cela l'importe peu, la vie sans la beauté serait la même pour elle. Mais pour d'autres, cela change tout. La beauté de l'âme récompenser par la beauté du corps lui disait sa mère, pourtant elle a connu tant de gens beau à l'intérieur qui étaient repousser parce qu'ils ne l'étaient pas en surface. Parfois, elle ne tente même plus de comprendre comment marche le monde, car elle y met trop de temps et d'attention, souvent pour revenir à la même conclusion: le monde est con. Et ça aussi personne ne pourra le changer, même pas elle.

Des griffures trônent sur ses joues et son front, ainsi que sur ses bras et ses jambes. Ces quelques petites entailles lui rappellent ses dernières 48H, lorsque le vent faisait voler ses cheveux et que les branches égratignaient sa peau à cause de la vitesse. Elle va dans sa chambre pour s'habiller, sans aucun entrain. Elle n'a jamais aimer ça. La mode, le fait de réfléchir longuement à comment s'habiller.. ce n'est pas son fort. Enfin, pour ce qui est de ses vêtements, car bien qu'elle s'habille tout le temps de façon assez simple et pas très recherchée, elle adore analyser comment se vêtissent les gens et dessiner des robes extravagantes. La plupart du temps, elle porte des boxer pour hommes noirs qui lui font des mini shorts ou des leggings longs et des T-shirts larges. Cependant, on lui a toujours dit qu'elle s'habillait bien ,ce qui lui semble assez paradoxale. Après on lui a dit que tout lui allait. Là aussi ça lui semblait paradoxale. Elle finit par enfiler courageusement un leggings bleu électrique et un polo lacoste rose trop grand qui lui tombe sur une épaule, tout deux pris vite fait dans sa commode bordélique. Maintenant, il ne lui restait plus qu'à trouver une occupation en attendant que Tristan est fini son boulot et que ses modèles soient partis.

C'est ainsi qu'elle commença à dessiner, tranquillement, une expression de concentration sur le visage. C'était l'esquisse d'une jeune femme endormie. Elle porte une robe japonaise, et le style ressemble en tout point à celui d'un manga. Autour d'elle se trouve des lions couchés, regardant avec curiosité la fille. Ils sont dans une forêt verdoyante, où perse le soleil à travers les feuilles des arbres. Quand il sera terminer, il rejoindra les centaines d'autres dessins accumulés depuis des années. En effet, son sens artistique à toujours été très développé, tout comme son imagination. Cela lui permet de retrouver un peu de la liberté qu'elle a dans ses moments de perdition dans la nature lorsqu'elle ne peut pas sortir. C'est la seule chose qu'elle possède qui demeure illimitée. Pour dessiner, il suffit d'un crayon et d'une feuille, après plus rien n'est impossible pour représenter l'imaginaire. Coller ses idées sur le papier, pour certains, c'est une libération, cela évite de tout garder pour soit. Pour elle, c'est comme ça que ça marche. Autant certaines personnes sont obligées de tout raconter à leurs amis dès que quelque chose de spécial leur arrivent, autant certaines autres personnes stockent toutes leurs mésaventures et bon souvenir sur feuille. Une oeuvre représentative de ce que l'on ressent, même si tout n'est pas clairement exprimé, c'est déjà un soulagement. Si l'on prenait tout les dessins qu'elle a fait et qu'on les regardait un à un, on verrai défiler sa vie. La joie comme la tristesse, la jalousie comme l'indifférence, le regret comme la satisfaction, l'amour comme la haine... tout y est.

Prise par l'ennuie, elle décide de se faire les ongles pour passer le temps puis d'aller voir où en est Tristan. Il résultat de ce choix deux ongles roses sur la main gauche et quatre sur la main droite, le reste étant noir bleuté. Pour faire dans l'originalité, elle mis au bout des paillettes argentées (comme une french manicure). Ensuite, elle se dirigea d'un pas lent vers la cuisine, pour simuler une petite faim qui expliquerait la raison de sa venue. Alors qu'elle arrive dans la cuisine, elle rencontre Tristan et le groupe de jeunes qui l'accompagnent. Depuis qu'elle est entrée dans la pièce, le brouhaha qui régnait s'est transformé en un silence pesant. Prenant un air las, elle regarde Tristan mais son regard se détourne vite vers la tignasse noire qu'elle avait aperçue. Le passé la rattrape apparemment... Elle a aussitôt reconnu celui qui a été son amant l'espace d'une nuit. Une fois l'étonnement présent dans la pièce dissipé, son visage semble accusateur, et son regard plein de reproches. Elle ne sait pas quoi faire, rester ou s'enfuir? Elle est interrompue dans ses réflexions par le regard suggestif d'un des jeunes garçons, profitant de la situation pour dévaler chaque partie, chaque courbe de son corps avec ses yeux. Bon, mieux vaut trouver un compromis. Elle ne supportera pas très longtemps le pervers, donc elle ferait mieux d'aller s'expliquer avec l'inconnu.

Ange : Euh excuse-moi, je peux te parler deux minutes?
En réponse, elle n'eut qu'un faible grognement signifiant autant l'approbation nonchalante que le désintéressement total.
Ange : Suis-moi.
L'inconnu se lève sans aucun entrain et la suit tout aussi joyeusement. Ils arrivent dans une pièce qui lui apparaît comme la chambre de la fille.
Ange : Bon, pour commencer, j'aimerais comprendre pourquoi tu es aussi froid avec moi. Je ne me souviens pas avoir fait quelque chose de mal.
Bill : Pardon? Parce que partir, comme ça, sans rien dire, après avoir passer la nuit dans mon lit c'est rien? Le matin, quand je me suis réveillé, je t'ai cherché, jusqu'à ce que je comprenne qu'en fait tu t'étais barrer comme une voleuse après avoir quasiment profiter de moi!
Ange : Comment ça partie comme une voleuse? je t'ai écrit un mot avec mon numéro de portable ça ne t'as pas suffit? Tu n'as aucune idée de la raison qui a fait que je me suis "barré comme une voleuse", alors ne me juge pas!
Bill : Quel mot?
Ange : Le mot que j'avais laisser sur ta table de nuit! C'est clair que quand on commence par exploser et qu'on ne réfléchit qu'après, ça n'aide pas beaucoup.
Bill : Oh merde.. je me souviens avoir aperçu un truc c'est vrai.. mais je croyais que c'était un ticket de caisse ou autre et je l'ai jeter sans regarder. Quel con.. --'
Ange : Et oui, faut réfléchir avant d'agir, c'est bien ce que je disais.
Bill : Bon bref, pas la peine de m'enfoncer t'aurais pu me réveiller pour me prévenir et tu ne l'as pas fait.
Ange : Estime toi déjà heureux que j'ai écrit un mot, j'étais extrêmement perturbée, et par conséquent j'avais du mal à penser à ce qu'il fallait faire.
Bill : Et je peux savoir pourquoi?
Ange, l'air grave : Parce que mon père venait de m'annoncer qu'il me virait de chez moi.
Bill, fronçant les sourcils : C'est à dire?
Ange, soupirant : Et bien, je te le montre si tu veux.
Elle sort son portable, farfouille un peu dedans et lui temps. Sur l'écran il lit:

*
Je t'avais prévenu que ton comportement dépassait les limites, je n'accepte pas le fait que ma fille se permette de fuir en pleine nuit pour ne revenir que un ou deux jours plus tard. Toutes ses fêtes auxquelles tu te joins, tu crois que je ne sais pas ce qui s'y passe? Ma fille n'est pas une droguée alcoolique doublée d'une traînée qui découche pour baiser tous les mecs du coin. Et tu sais pourquoi? Parce que je n'ai pas de fille. A partir d'aujourd'hui, vis ta vie comme tu l'entends car plus jamais je ne me préoccuperais du bien-être d'une garce. Je t'interdis de revenir dans ma maison, je ne veux plus jamais te voir ni entendre parler de toi. Disparais à jamais de ma vie et de celle ma famille, ou je serais contraint d'utiliser des moyens qu'il n'est pas préférable que j'emploie. *

Il semble incrédule, pour lui il est impossible qu'un père puisse dire des choses aussi horribles à sa propre fille. Il vérifie même l'expéditeur et la date. Père, Lundi 9 Mars 2006 Cela correspond bien à la date de leur rencontre, elle ne lui a pas menti. Il lui rend son portable, ne sachant pas quoi dire.

Ange : Bref, maintenant que cette histoire est réglée ce n'est plus la peine d'en parler. C'est fou ce que t'as changer depuis trois ans! J'aurais jamais penser que tu garderais ce style, avec le temps d'habitude tout s'estompe mais toi ça c'est plutôt ancré un peu plus j'ai l'impression.
Bill : C'est vrai. Toi t'as quasiment pas changer.. Enfin, maintenant tu es une femme. Une jolie jeune femme je dirais même.
Ange : Merci. T'es pas mal non plus.. dans ton genre.
Bill : Je suis censé le prendre comment?

Et ils continuèrent de plaisanter gentiment sur le physique de l'un ou de l'autre, puis firent connaissance, ce dont il résultat une entente assez fructueuse. Ils se montraient leurs tatouages, piercings, parlaient de leurs frères respectifs, des conneries commises à l'école, entre pote ou tout seul. Ils riaient à gorge déployées et de réelles affinités se créaient entre eux. Ils durent cependant se séparer au bout de quelques heures, morts de faim, n'ayant pas vu le temps passé. Le reste du groupe mangeait avec Tristan et ils papotaient tous ensemble, et bien que le photographe ne veuille pas interrompre les pseudos retrouvailles des deux zozos, il fallait bien qu'ils se nourrissent. C'est ainsi que Bill et Ange vinrent prendre quelques provisions pour retourner tranquillement dans la chambre. Tout allait pour le mieux jusqu'à ce que l'on frappe à la porte. ange, donne l'autorisation d'entrer, mais le regrette aussitôt. Devant eux se tient David, le manageur de Tokio Hotel. Cependant, il n'est pas que cela à en juger par la tête que fait Ange. En effet, il est beaucoup plus..

Ange , énervée : Qu'est ce que tu fais là?
David : Moi aussi je suis content de te revoir petite soeur.
Bill tire une tête de trois mètres de long, jamais il n'aurait émis cette éventualité.
Ange : Personne n'est content de voir des fantômes... et ça fait bien longtemps que je n'ai plus de frère.
David , l'air inquiet : Et depuis quand je ne suis plus ton frère?
Ange : Depuis que tu es parti sans me prévenir, depuis que tu as disparu de ma vie sans donner aucun signe de vie. Depuis que ton père m'a mis à la porte et que tu n'a rien fait pour m'aider alors que j'étais toute seule, sans rien ni personne. Les frères et soeurs s'entraident et protège l'autre. Toi tu n'as rien fait de tout ça.
David, blessé et ahuri : Mais.. Pourquoi? Je suis juste parti quelque temps, et quand j'ai téléphoné à la maison pour te parler, les parents m'ont dit que tu étais partie et que tu avais laisser ton portable. Je ne t'aies jamais retrouver, je croyais que tu étais aller chez des amis parce que tu ne supportais plus père. Si j'avais su, j'aurais tout fait pour toi, je t'aurais emmener avec moi partout et tu serais venue chez moi.
Ange, les larmes aux yeux : Comment as-tu pu croire que je t'avais laissé tomber, tu sais très bien que ce n'est pas mon genre de faire ça.
David , paniqué : Mais je pensais que père t'avait dit des choses horribles et qu'il avait dépassé les bornes. Je.. je.. je croyais que tu voulait rompre tout contact avec toute la famille à cause de lui, et donc que tu ne voulait plus de moi et que c'était pour ça que tu n'avais pas de téléphone.
Ange : Mais pourquoi tu n'a pas essayer de m'appeler, pour être sûr qu'il disait vrai? Tu sais bien qu'il ment tout le temps.
David : Maman m'a assuré qu'il disait la vérité, donc je l'ai cru. Il m'a aussi montrer ton portable..
Ange : Je l'avais sur moi! Il le savait, et il a dû aller acheter le même.. Il avait tout prévu..
David : Pourquoi tu ne m'as jamais appeler ?
Ange : Je pensais que père t'avais dit la vérité et que tu ne voulais plus entendre parler de moi. Je n'ai pas beaucoup réfléchi, j'étais trop sous le choc..
Tom entre soudainement dans la chambre.
Tom : Bon on peut y aller ou vous compter vous raconter vos vies respectives toute la nuit? Parce que sinon, vous pouvez le faire à l'hôtel.
David ne sait pas quoi dire, tout cela arrive trop vite pour qu'il puisse réagir intelligemment. Ange lance un regard noir à Tom, son humour à deux balles est vraiment malvenu.
Ange, énervée : Nan c'est bon ça ira, tout est déjà dit je crois.
Et elle quitte la pièce d'un pas rapide, les laissant tous les trois en plan.
Bill , regardant Tom de travers: Tu pouvais pas lui dire autrement?
Tom , ironique: Oh, excuse moi d'avoir blesser ta chérie.
Bill : C'est pas ma chérie, et arrête de raconter des conneries, tu commences à me faire chier sérieusement.
Avant que Tom ait pu répondre, Bill sort de la pièce pour aller parler à Ange et tenter de réparer les bêtises de son frère. Tristan lui indique la direction qu'a pris Ange, et Bill hoche la tête pour le remercier. Il la trouve devant sur le balcon d'une autre pièce, assise sur la rambarde. Il s'approche d'elle mais évite de lui faire peur, il ne veut pas qu'elle tombe.
Bill , doucement : Hey c'est pas un peu dangereux ici?
Ange : Ca dépend pour qui.
Bill : Ecoute, je suis vraiment désolé pour le comportement de mon frère, parfois il peut être très con et là.. c'était le cas.
Ange : T'inquiètes pas, c'est pas toi le fautif.
Un silence s'installe.
Bill : Et.. avec David alors?
Ange : On verra, là je sais pas et j'ai pas envie d'y penser pour l'instant.
Bill : D'accord. Tu.. euh, tu veux bien venir dans mon hôtel cette nuit? Pour parler hein, pas pour.. enfin, tu m'as compris quoi.
Ange, amusée: Mh, oui pourquoi pas. Les deux me vont de toute façon.. (clin d'oeil)
Bill : Sors de ce corps Tom! Bref, je vais peut être y aller moi.. A toute à l'heure.
Ange : A tout de suite
Et elle lui fait un bisou sur la joue en souriant, puis il lui rend et pars.






# Posté le lundi 04 mai 2009 12:34

Modifié le vendredi 08 mai 2009 13:24

Chapitre 4

(Ce chapitre raconte l'histoire d'Ange entre ses 16ans quand elle a connu Bill et ses 19ans quand elle a revu Bill et son frère David.)

Pendant le départ des garçons, Ange restait assise au même endroit, plongée dans se pensées. Elle regarde les étoiles, comme quand elle était petite. Cela l'aidait à se calmer et la réconfortait quand son père venait de lui crier dessus et qu'elle se sentait plus que seule. Elle hésitait à reparler à son frère, car même s'il n'est pour rien dans le comportement de son père, il n'est pas facile de réintégrer dans sa vie des fantômes du passé. Autant cela ne l'avait pas déranger pour Bill puisqu'ils ne s'étaient en fait quasiment pas parler avant aujourd'hui, autant cela est différent pour son frère. Ils étaient très proche, malgré leur grande différence d'âge, et du jour au lendemain il a disparu. Elle ne savait pas que c'était la dernière fois qu'elle le voyait, et elle n'a donc pas pu lui dire au revoir. Cela l'a pendant longtemps attristé, mais elle a bien dû se faire une raison. Elle avait dû se persuader que son frère n'était qu'un comédien détestable à l'image de son père, et maintenant cette image qu'elle s'était faite de lui, il faut qu'elle la modifie. Sa nouvelle vie qu'elle avait peiné à créer va en être toute chamboulée, et elle n'aime pas ça. Pour arriver à vivre correctement, elle avait dû se battre, se battre comme jamais. Elle était toute seule, et tout ce qu'elle a accompli, elle ne le dois qu'à elle même. Elle est partie de rien, sans ses affaires, avec juste ses vêtements du jour et son portable.

La première chose qu'elle fit après avoir quitté Bill, fut d'aller dans la forêt. Tout ce qu'elle voulait, c'était partir loin d'ici et réfléchir posément à ce qui allait advenir d'elle. Elle traversa la ville en courant, puis les champs, et enfin trouva la liberté parmi les arbres. Elle ne savait même plus ce qu'elle ressentait, si c'était de l'incompréhension, de la haine, de la tristesse ou les trois réunis. Bien calée entre les grosses racines d'un arbre immense, elle était toute repliée sur elle même, remplie de désespoir et d'inquiétude. Qu'allait-elle devenir? Elle n'avait que 16 ans, et elle refusait catégoriquement d'aller dans un foyer d'orphelins pour trouver une famille d'accueil. Les larmes coulaient à flots sur ses joues, non, elle ne voulait pas avoir de famille, elle avait déjà assez donner dans ce domaine. Elle réfléchissait aux travaux qu'elle pourrait accomplir pour se faire un peu d'argent et réussir à survivre. Elle regarda dans son porte-feuille: seulement 20euros, elle n'ira pas très loin avec ça.. Et elle est trop jeune pour travailler. Que pouvait-elle faire? Se prostituer? Elle ne le supporterait pas. Une idée lui était venu en tête, une idée sombre résultant de son désespoir. Elle se demandait s'il ne valait mieux pas mettre fin à tout cela en se suicidant. Mais non, elle ne ferait pas ce plaisir à son père. Ce serait le comportement de quelqu'un de faible, or elle ne l'ait pas, elle est forte et elle réussira à surmonter toutes les épreuves que lui envoie le ciel. Elle séchait ses larmes et commençait à reprendre confiance en elle. Elle ne devait pas se laisser aller comme ça, ce n'est qu'un période dure de plus dans sa vie, et elle peut surmonter tout ses problèmes, ça ne serait pas la première fois qu'elle sa retrouve en bas de la pente. "Ce qui ne te détruit pas te rend plus fort" dit le proverbe. Son père ne la détruirait pas, il la renforcerait.

Elle se leva et alla courir dans la forêt, cela lui détendra les nerfs. Elle arriva près d'une rivière et observa son reflet. Ce qu'elle voyait, ce n'était pas une enfant brisée, mais une adolescente sure d'elle. Elle se remémora tous les meilleurs moments de son ancienne vie. Soudain, un film qu'elle avait regarder avec son frère lui revient en mémoire. C'était l'histoire d'un prof de théâtre qui va enseigner sa passion dans un établissement militaire à une dizaine d'hommes et une femme. Ils ont environ 20ans et ont rejoint l'armée pour aider financièrement leur famille. Bon, elle ne comptait pas devenir prof de théâtre mais faire parti de l'armée pourrait lui permettre de vivre correctement sans trop de problème. Ca sera dur, c'est une certitude. Il faudra qu'elle vive avec des hommes, pas de vie privée, des douches communes, pas de maquillage, pas de coquetteries, et probablement beaucoup de mauvaises blagues. Il faudra qu'elle se fasse respecter si elle ne veut pas se faire violer ou finir comme tête de turc. Enfin, il faut surtout qu'on accepte de l'admettre dans l'armée alors qu'elle n'est qu'une fille de 16ans, qui plus est pas très musclée et épaisse. Mais elle va y arriver, il faut juste qu'elle trouve un établissement militaire.

Ainsi débuta sa nouvelle vie, avec des décisions difficiles et importantes, et des nouvelles résolutions. Il fallait déjà qu'elle se muscle un petit peu avant d'entrer dans ce nouveau monde. Elle marchait le jour et faisais toutes sortes d'exercices physiques la nuit, ne laissant à sa disposition que quelques minces heures de sommeil. Elle suivait une route pas très fréquentée, pour ne pas dire pas du tout, et avait retirer son T-shirt pour ne pas le salir avec de la transpiration. Elle sentait tantôt le soleil bruler sa peau, tantôt la pluie la geler. Elle buvait l'eau de pluie et mangeait des fruits venant des arbres, et trouva par une chance miraculeuse un panneau indiquant un camp militaire à moins de 10 Km. Bientôt elle y serait et la bataille commencerait. Elle vit enfin se dessiner à l'horizon les barbelés tant attendus. Elle remis son T-shirt et se prépara à affronter les hommes de l'accueil. Après beaucoup de moqueries et d'étonnement, ils la laissèrent s'entretenir avec le directeur, qui était aussi le général. Il n'était pas tendre et elle avait dû lui dire avec conviction ses motivations pour réussir à le convaincre. Il se comporta comme eux, mais devant la détermination de la jeune fille, il ne pouvait pas faire grand chose d'autre que l'accepter dans son camp.

Elle portait des vêtements pour hommes, avait sa plaque avec son prénom gravé dessus. Quand elle arriva dans son dortoir et que le Général la présenta comme nouvelle recrue aux autres soldats, les rires débutèrent, et ils ne cessèrent de s'accentuer au cours de la soirée. On la poussait, l'insultait, lui faisait des réflexions on ne peut plus perverses et ne se gênait pas pour la tripoter. Lorsque l'un des soldats devînt vraiment entreprenant dans le réfectoire, elle dû recourir à la force car ils commençaient à tous s'approcher d'elle et elle ne voulait pas être l'objet d'un viol collectif. Alors elle le frappa au visage avec son poing aussi fort qu'elle le pouvait, ce qui provoqua la colère de son ennemi. Il lui rendit son coup beaucoup plus fort, et alors qu'elle s'apprêtait à s'écrouler sur le sol sous l'emprise de la douleur, elle se redressa, se rappelant pourquoi elle était ici. Et les coups plurent, toujours plus forts, toujours plus nombreux. Elle faisait preuve de stratégie, utilisant ses capacités de petit singe forestier pour feindre et contre attaquer. A la fin, son adversaire s'effondra, sanglant et épuisé, tandis qu'elle rejoignit son dortoir sous les acclamations des autres soldats. Ce n'était pas encore gagné, mais ils la respectaient déjà un minimum. Une fois sur son lit, elle se rendit compte de l'effort qu'elle venait de faire, et la fatigue devînt encore plus intense. Ses blessures la faisaient souffrir comme jamais elle n'avait souffert, et elle sentait ses forces la quitter. Ces pseudos camarades de chambres la trouvèrent évanouie, croyant à de la somnolence. Le lendemain, le réveil se fit à 5H avec une alarme pour le moins horripilante, comme tous les jours qui suivirent celui-ci.

Ainsi ils devaient tous se lever et être prêts pour 5H10 devant leurs lits faits pour l'inspection matinal du Capitaine. Ils allaient ensuite faire le footing de 2Km et faire divers exercices de musculation en extérieur (pompes, abdominaux) et ensuite en salle de muscu. Après, ils se dirigeaient vers le camp d'entraînement où il fallait passer sous des barbelés, escalader des façades lisses avec juste une cordes, se suspendre à des barres à 5m du sol et avancer de barres en barres avec la force des bras... Bref, un programme très complet et dur à suivre. Ange avait eu beaucoup de mal au début, le passage de sédentaire à bodybuider Pro était épuisant et demandait des efforts surhumains. On ne pouvait pas dire qu'on n'y arrivait pas, qu'on ne pouvait pas. Si le capitaine voit que vous avez du mal à un exercice, il vous en rajoute une dose. Elle avait suer et même vomi tant les demandes étaient élevées. De plus, on ne lui menait pas non plus la vie facile pendant le peu d'heures de tranquillité qu'on leur laissait. Mais les difficultés disparaissaient une à une devant sa détermination qui se renforçait chaque jour un peu plus. Elle avait fraterniser avec plusieurs des garçons du camp et avait même un peu fricoté avec certains (si ce n'est plus), et chacun la respectait. Elle les dominait car tous savait ce dont elle était capable.



4 commentaires pour la suite =) je suis machiavélique je sais x)

# Posté le vendredi 08 mai 2009 13:53

Modifié le lundi 11 mai 2009 17:56